Le mot « néolibéralisme »le Front national, qui n’hésite pas à  emprunter, voire à plagier les termes et les analyses de la gauche radicale. Dénoncer « l’Europe néolibérale » est une manière pour cette extrême droite de se distinguer de la droite classique, laquelle fait elle-même tout ce qu’elle peut  pour ne pas se distinguer de l’extrême droite.

 

Un système inflexible et méthodique de mise hors jeu de la démocratie. Il ne procède  plus par des coups de force ou des coups d’Etat militaires,comme en Amérique latine dans les années 1970, mais il s’emploie à mettre en place une accumulation de contraintes légales, réglementaires, juridiques, institutionnelles qui visent à garantir l’inviolabilité des bases mêmes du système.

Margaret Thatcher a eu une formule remarquable lorqu’elle a dit : “le but c’est de changer l’âme et le cœur des individus, la méthode c’est l’économie”. Ce qui voulait dire que le capitalisme devait désormais imprégner toute la vie quotidienne des individus.

Loin d’être l’obstacle que l’on croit à cette extension de la logique du marché, l’Etat en est  devenu l’un des principaux agents, sinon le vecteur essentiel. Entre ses mains, les instruments de l’action publique légués par la gestion sociale-démocrate et keynésienne sont devenus des leviers pour transformer de l’intérieur la logique de fonctionnement de l’action publique et la mettre au service d’une mutation profonde  de la société.

Avec le néolibéralisme, il s’agit d’étendre l’intervention de l’État, et de transformer l’Etat pour étendre la logique du marché. N “privatisation” des entreprises publiques et toutes sortes de délégation ou de sous-traitance des activités publiques au bénéfice de firmes privées.

 

L’autovalorisation. tous invités à devenir des nouveaux sujets conduits par une logique accumulatrice par soi et pour soi obliger chacun à se considérer comme un « entrepreneur de soi-même ». selon le mot de FOUCAULT « Performance » management consistant à faire croire que ce nouveau régime est voulu par les salariés, qu’il leur est favorable ….. recherche de la performance dans tout ce que l’on fait …...le « capital humain »

Depuis 2008 le néolibéralisme, tout en étant largement discrédité dans des couches de plus en plus larges de la population, tout en suscitant des résistances multiformes, s’est même radicalisé et renforcé avec la crise. La crise de 2008 qui, dans l’esprit de beaucoup, aurait dû inaugurer une modération postnéolibérale, a permis,au contraire, une radicalisation néolibérale. primat de la compétitivité sur la citoyenneté ...tirant vers le bas tous les dispositifs de protection sociale. Elle crée des phénomènes de peur sociale et de panique morale dans toute la société. En un mot, elle opère une désactivation de toute capacité d’action collective autonome de la société.

Moment de  grand affrontement à l’échelle mondiale, dont personne ne peut connaître l’issue !!! la privatisation, l’accumulation, l’appropriation, l’inégalité extrême entre riches et pauvres, l’oligarchie financière et politique.On ne peut en comprendre la portée et la force, on ne peut en saisir la promesse que si l’on a bien mesuré tout ce à quoi mène le néolibéralisme, toutes les destructions qu’il occasionne, toutes les réactions qu’il engendre de l’intérieur, y compris celle du fascisme.