• Considérer l’autre comme son frère ou sa sœur

  • Europe forteresse Migrants, Schengen, terrorisme : comment le complexe militaro-industriel européen prospère sur la peur

  • Je prends un exemple très concret : les attentats. Ils frappent la France. Charlie Hebdo, l’Hyper Casher, le 13 novembre. Le contexte c’est celui d’un climat médiatique angoissant et anxiogène, une classe politique qui cultive la peur avec un discours militaire et guerrier, une extrême droite qui fait 30 %, des gens qui se laissent tenter par les discours xénophobes entretenant la peur de l’autre, qui mélangent tout. Le défi, c’est d’arriver dans ce contexte à dire : « Attention, n’oublions pas les choses essentielles, fondamentales, dans lesquelles on croit quand on est de gauche ». C’est ce rapport à l’autre, fait de bienveillance, à l’opposé du rapport de défiance, de peur ou d’hostilité. C’est aussi un rapport de fraternité, qui est d’accueillir nos sœurs et nos frères réfugiés. SELON Kaddour Hadadi, artiste et chanteur du groupe HK

Pour une autre perspective productive et démocratique

La gauche ne rêve plus. Comme dit Slavoj Žižek, « il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ». De graves menaces planent sur le monde. Certaines comme la guerre ou la dette ne sont souvent agitées que pour mieux asservir. La menace écologique qui a tardé à s’imposer dans les consciences est d’une autre nature. L’urgence climatique risque d’être une incantation si on n’en tire pas les conséquences pratiques. Si, par exemple, l’abandon du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes ne fait pas consensus. En prendre la mesure nécessite de s’engager dans une autre perspective productive et démocratique. Nous sommes en panne d’avenir. Ce « No future » fait aujourd’hui le lit des récits religieux, des engagement millénaristes et meurtriers ou de mobilisations purement identitaires. Le djihad d’un côté ou l’égoïsme national xénophobe de l’autre. Il est urgent de rêver la fin du capitalisme rentier qui tue la planète et appauvrit l’humanité. SELON Alain Bertho, anthropologue, Saint-Denis

 

Dans les magasins Primark, des salariés pressurés, surveillés, terrorisésLaurent Maurel 13 février 2017

La chaîne de vêtements et de textile Primark ouvre de plus en plus de boutiques en France. La marque est réputée pour le bas coût de ses produits. Elle a aussi été sous le feux des projecteurs lors de l’effondrement de l’usine textile du Rana Plaza, au Bangladesh, qui a fait plus d’un millier de morts. Moins connues sont les conditions de travail de ces vendeurs, ici, en France. Le magazine professionnel du secteur Boutique2Mode a récolté les témoignages d’employés à travers le pays. Constat : entre cadences, pression constante, brimades, et peur de licenciements non justifiés, ici aussi, les salariés de Primark sont mis à mal. « Nous sommes juste des robots interchangeables à la moindre occasion »  « Vous êtes constamment surveillés » Peur de parler, méconnaissance des droits Une salariée handicapée : « Les managers m’ont fait comprendre que je ralentissais le rythme » Dans les boutiques : « Nos droits sont mis de côté, comme si l’on était au Bangladesh… »

Extraits Articles lus Dans BASTA sur « la toile »